GLINSTER (M)

16 000 

9 x 72 x 124 cm
Acier thermolaqué
Écran QLED
Raspberry
Pièce unique

9 x 72 x 124 cm
Powder coated steel
QLED screen
Raspberry
Unique piece

Fruit d’une collaboration entre le plasticien Quentin Carnaille et le photographe Cliff Chan, Glinster*(M) a d’abord été conçue dans le cadre d’une résidence au Studio Garden Verrewinkel. Il s’agissait alors d’une composition photographique à partir d’une centaine d’images tirées du corpus d’œuvres d’un sculpteur anonyme.

Carnaille et Chan ont ensuite développé un programme informatique capable de superposer diverses photographies, selon un ordre et une durée aléatoires.

Continuité naturelle de la première installation qui entendait dresser le portrait spectral et conceptuel de l’artiste, ce programme en poursuit le sens à plusieurs égards : désormais, l’image qui apparaît à l’écran est en perpétuel mouvement et en constante évolution. Ceci est l’effet d’un certain de nombre de variables, au-devant desquels le choix même de l’image apparaissant en superposition, son temps d’exposition, ou encore la modification de son opacité de laquelle découle sa « fonte » en une autre image.

De ces divers « hasards » résulte un phénomène marquant : l’impossibilité que deux images identiques apparaissent au cours de l’exécution du programme, peu importe sa durée.

Brumeuse, protéiforme et organique, Glinster (M) souligne ainsi l’idée d’une persistance éternelle de l’âme de l’artiste dont les œuvres sont ici représentées sous une forme fantomatique, éphémère, mais on ne peut plus vivante. Et en effet, que contemple-t-on dans ce « tableau » sans cesse changeant, au travers de cette impalpable unité constituée de singularités hasardeuses, si ce n’est la place même de l’artiste au sein d’un continuum temporel qui le dépasse, autant qu’il nous dépasse ?

*Glinster est la traduction flamande du mot nitescence, lequel définit l’éclat radieux émanant des êtres ou des lieux, en d’autres mots : leur aura.


Visual artist Quentin Carnaille worked with photographer Cliff Chan to make Glinster*(M), a collaborative project first conceived as part of a residency at the Studio Garden Verrewinkel. At the time, it was a photographic composition of around one hundred images of the works of an anonymous sculptor. 

Carnaille and Chan then developed a computer programme that superimposes the images, making them appear in a random order and for a random amount of time. 

This was a natural development of the first installation, which intended to draw a spectral and conceptual portrait of the artist, and pursues its meaning in various ways, to create an image which is in perpetual movement and constant evolution. There are several variables at play to create this effect, including the selection of the image that is superimposed, the duration for which it appears, as well as the opacity of the images themselves as they “melt” into one another. 

These “coincidences” result in a striking phenomenon, that no matter how long the programme is running for, it is impossible for two identical compositions to ever emerge from the superimposed images. 

Misty, protean and organic, Glinster (M) conveys the idea of the eternal lingering of the artist’s soul, whose work is represented here as ghostly, ephemeral, yet very much alive. Indeed, in this ceaselessly changing “painting”, this intangible unity made up of coincidental singularities, what is it that we contemplate if not the very position of the artist within a temporal continuum that extends beyond him, just as it extends beyond us? 

*Glinster is a Flemish word for a shimmer or lustre, which defines the radiant glow emanating from beings or places. In other words, their aura.